Lycée MARCEAU
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Interview fictive de Tony Curtis réalisée par les élèves
mercredi 20 janvier 2010
  • Bonjour Tony, pourriez-vous nous expliquer comment vous avez été amené à faire du cinéma ?

C’est en revenant de mes quelques années passées dans la Marine que j’ai commencé mes études de comédie.

  • Quel a été dans votre carrière le rôle que vous avez le plus aimé jouer ?

Le rôle qui m’a, je crois, le plus tenu à cœur est sans aucun doute le rôle de serial killer dans L’étranger de Boston.

  • Combien de films comptez-vous aujourd’hui à votre palmarès ?

Oh ! Eh bien au moins une centaine ! Certains sont très connus et d’autres beaucoup moins …

  • En quelle année avez-vous débuté à Hollywood ?

J’avais alors vingt-trois ans. C’était en 1948, lorsque j’ai été découvert par Joyce Selznick, la nièce du producteur O. Selznick.

  • D’où vient votre pseudonyme « Tony Curtis », pourquoi n’êtes vous pas resté « Bernard Schwartz » ?

C’est en signant mon premier contrat avec Universal Pictures que j’ai pris ce pseudo. Je trouvais que Bernard Schwartz faisait trop juif !

  • Dans ce rôle, vous avez livré l’une des meilleures performances de votre carrière ! Les gens disent souvent qu’il a cassé votre image de grand séducteur ! Qu’en pensez-vous ?

Euh… Je n’irais pas forcément jusque là ! Il est vrai que je suis vraiment fier de ma prestation. Je me suis beaucoup battu pour ce rôle ! Je l’ai obtenu grâce à une ruse de Richard Fleisher. Certainement parce qu’il me rappelle ma mère et mon frère (atteint de schizophrénie). Je me suis énormément investi et cela m’a valu une nomination aux Golden Globes.

  • Qu’a-t-il fait ?

Il m’a maquillé pour que je ressemble bien à un tueur méconnaissable et non à l’acteur que les spectateurs connaissaient.

  • A partir de ce film on remarque une coupure entre vous et le monde du cinéma, on ne vous y reverra que très rarement, pourquoi ?

J’ai commencé à me lasser des plateaux de cinéma et j’ai tourné plus souvent pour la télévision.

  • On vous retrouvera quelques années pus tard dans un rôle aux cotés de Roger Moore dans la série culte « Amicalement vôtre » puis un dernier rôle dans « Le Dernier Nabab » puis plus rien, pourquoi ?

Il est vrai que je n’ai pas eu l’occasion de réapparaître sur le grand écran et je n’en ai pas vraiment eu le temps. Depuis 1980, je m’adonne aux arts plus particulièrement à la peinture. Mon tableau « Red table » a même été exposé au Musée Métropolitain de Manhattan.

  • Est-ce une déception pour vous cette carrière interrompue ?

Un peu… Malgré toutes mes grandes interprétations je n’ai jamais obtenu d’Oscar mais cette interruption était préférable pour ma vie de famille.

  • Vous avez tout de même votre étoile sur Hollywood Boulevard !
  • Nous allons maintenant abordé le tumultueux et désagréable sujet de la vie privée. Celle-ci qui a d’ailleurs était l’objet de nombreux articles sur les magazines « People ».
  • Vous avez d’abord été marié à Janet Leigh, le plus connue de vos six femmes…

C’est exact, la mère de mes deux premières filles. Par la suite, j’ai eu deux autres filles avec Christine Kaufmann et deux garçons avec Leslie Allen. Puis, j’ai vécu avec 2 autres femmes et je partage mon quotidien avec Jill Vandenberg depuis onze ans.

  • Si cela ne vous ennuie pas j’aimerai qu’on se penche plus sur le la comédie « Some Like It Hot ». Votre rôle féminin a sans doute été le plus mémorable de votre carrière, quel souvenir en avez-vous ?

J’ai beaucoup aimé jouer « Joséphine ». C’était une véritable expérience pour moi, c’était la première fois de ma vie que j’interprétais une femme au cinéma.

  • Cela ne vous a pas été trop difficile de jouer trois personnages dans un même film, à savoir Jo, Josephine et Shell Junior ?

J’ai dû m’approprier les stéréotypes féminins. Le rôle de Jack Lemmon était beaucoup plus difficile à interpréter. Il a d’ailleurs reçu une nomination aux Oscars pour avoir jouer « Daphné » aux cotés de Marilyn Monroe.

  • A l ‘époque vous aviez dit, je vous cite « embrasser Marilyn Monroe c’est comme embrasser Hitler »

(Il étouffe un rire…)

Au début, nous ne pouvions pas nous supporter, il m’était difficile de l’embrasser. Cependant comme des adultes responsables, nous avons appris à nous connaître.

  • Vous avez récemment annoncé avoir eu une idylle avec Marilyn Monroe lors du tournage du film « certains l’aiment chaud », quelle était votre véritable relation ?

Il est vrai que nous avons été amants en 1958. Je suis d’ailleurs le père de l’enfant qu’elle a malheureusement perdu lors d’une fausse couche.

  • Cette interview est maintenant terminée. Je vous remercie de m’avoir accordé tout ce temps. Ce fut un véritable plaisir de travailler avec vous.